• Un peu d'histoire

    J'ai choisi de partager avec vous cet article tiré du bloc d'un rabbi de la communauté des judaïques messianiques. Même si j'apprécie beaucoup de choses qui y sont dites, certaines déclarations me laissent cependant perplexe. Alors attention! A prendre avec beaucoup de pincettes.

     

    A PROPOS DE LA VERSION DES SEPTANTE

     

    "Très vite après la fondation d'Alexandrie par Alexandre le Grand (-332 /-331) une population juive s'implanta et proliféra dans cette cité grecque à tel point que deux des cinq quartiers sont réservés aux descendants d'Abraham. Ils continuent à y parler la langue hébraïque et à étudier les textes de la bible hébraïque le Tanakh, composé pour l’essentiel par la Tora, les Inspirés et les Ecrits.

     

    Selon la lettre d'AristéeIIe siècle avant notre ère, les origines de la Septante serait due à l'initiative du fondateur de la Bibliothèque d'AlexandrieDémétrios de Phalère. Celui-ci suggéra au roi Ptolémée (le plus cultivé des rois hellénistiques) intéressé par la vie de ses sujets israélites d'ordonner la traduction en grec de tous les livres israélites, textes sacrés et narrations profanes.

     

    Ptolémée II Philadelphe (-309 / -246) est un pharaon égyptien de la période lagide qui a notamment concouru à réaliser le syncrétisme entre la civilisation grecque et égyptienne. Son surnom, Philadelphe, lui vient de l'amour qu'il aurait porté à sa sœur Arsinoé II qu'il épousa en secondes noces et qu'il divinisa à sa mort vers -271 en lui donnant le nom « Philadelphos » (celle qui aime son frère).

     

    Les savants juifs au nombre de 72 sont chargés de ce travail de traduction du Tanakh, la bible hébraïque qui, en leur honneur, porte le nom de Version des Septante.

     

    La tradition prétend que le souverain sacrificateur de Jérusalem, Él'azar, n'acquiesça à la demande de Ptolémée qu'à une condition : l'affranchissement par le monarque des six cent vingt mille Juifs de Judée que son père Ptolémée Soter avait fait prisonniers et réduits à l'esclavage en Égypte.

     

    Dans la version des Septante, fruit d’un véritable compromis entre juifs et hellènes, la diversité des désignations du Sacré d’Israël: El, Eloha, Elohim, El Shaddaï, El Sebaots etc. a été traduit, lors du passage en grec par Theos, mot se rapportant au plus grand des dieux grecs : Zeus Olympien, le Jupiter des Romains.

     

    En employant le mot THEOS, à l’époque d’Archimède, le Grec ne parlait pas du même sujet que nous, lorsque nous utilisons le mot DIEU. Il évoquait la figure allégorique ZEUS-JUPITER qui, par la mythologie, synthétisait les données de l’astronomie, tournées plutôt vers l’astrologie, celles des forces de la nature, des saisons et des climats, celles des phénomènes atmosphériques, météorologiques dirions-nous aujourd’hui, le tout localisé globalement dans le ciel, c’est-à-dire, très prosaïquement, au-dessus de la terre et des hommes.

     

    Le ZEUS-JUPITER-THEOS des Anciens les amenait à des spéculations intellectuelles et philosophiques. Au 4ème siècle avant notre ère, Aristote, pour ne citer que lui, en a tiré un concept qui a fait fortune.

     

    Il plaçait ZEUS hors de toute compréhension et de toute atteinte, dans l’immuable perfection de l’astronomie et de la géométrie combinées. Il l’insérait également dans la nature, intrinsèquement, en le confondant avec les lois physiques qui la régissent d’une manière rigoureuse et invariable. Le ZEUS idéal d’Aristote restait en définitive le grand inconnu.

     

    L’imagination, s’étant mise de la partie sur le vieux fonds ZEUS-JUPITER amélioré par le concept d’Aristote puis remodelé par une assimilation mythologique, a bientôt fait, de l’ancienne figure gréco-latine, le DIEU syncrétique dont nous avons hérité et que nous connaissons aujourd’hui. Un Dieu fourre-tout issu du mélange de plusieurs systèmes idéologiques ou religieux.

     

    Ce Dieu-là est devenu un auguste vieillard à barbe blanche, assis, non plus sur l’Olympe, mais sur quelques strato-cumulus, pour l’éternité, omniprésent, omniscient, omnipotent, immatériel et insaisissable, maître d’un monde qu’il administre par les lois physiques naturelles et par les lois morales.

     

    Cette image s’est infiltrée dans les théologies et les philosophies. Elle s’est même implantée dans la Bible ! Elle s’y est introduite par le biais des traductions. C’est ainsi qu’au IVème siècle, l’Eglise romaine avec la traduction latine, la Vulgate de Jérôme, couronna l’œuvre d’hellénisation du message biblique en remplaçant le tétragramme hébraïque « IHVH » par Deus, déclinaison latine du Zeus grec, qui donna en français "Dieu", mais aussi en changeant le nom du sauveur Iéshoua Ha Mashiah en Ièsus Christi, qui a donné Jésus-Christ en français.

     

    Or le nom, on ne vous apprend rien, entretient des relations complexes avec la personne qui le porte, il est même censé en décrire la nature profonde. Il peut parfois laisser présager son avenir. Cette coïncidence quasi-absolue entre la personnalité et le nom apparaît chez quelques personnages bibliques qui changèrent d'appellation : voir le cas de Ia’acob(Genèse/Entête. 27, 36) dont le nom est changé en Israël et qui veut dire « le lutteur d’El » (Genèse/Entête. 32, 29). Ia’acob lui-même modifiera le nom de l'un de ses fils (Genèse/Entête 35;19) signale que Biniamîn (fils de la droite) avait d'abord été Ben Oni (fils de ma transe, de ma détresse).

     

    Le nom Elohîm, en hébreu, est un terme qui implique une pluralité de majesté. C’est un intensif qui sert à indiquer une plénitude ou totalité de puissances. Il porte donc des sonorités qui évoquent un sens pluriel. Mais en réalité la forme plurielle de El ou Eloha, Elohîm, évoque le respect qui est voué au Suprême. Il n’est pas, comme le disent certains, un témoignage du polythéisme des anciens hébreux.

     

    La preuve est que dans Entête1, 1, (Genèse 1, 1) il n’est pas dit, Elohîm créèrent, mais Elohîm créait, "bara" étant au singulier ! Elohîm est le nom synthétique qui réunit toutes les perfections célestes. En même temps il indique la présence de plusieurs personnes : « faisons l’homme à notre réplique et selon notre ressemblance… »(Genèse/Entête.1, 26). Ou encore: « l’homme est devenu comme l’un de nous… »(Genèse/Entête.3, 22). 

     

    D’après l’ouvrage de Fabre D’olivet « La langue hébraïque restituée », Elohîm signifie très exactement « Lui-Eux-Qui-Sont ». Qu’est-ce à dire ? El’Elion, le Père Suprême (Lui) est secondé dans ses fonctions par Eux, une armée formée par une multitude d’êtres célestes dont certains sont des émanations individuelles de Ses caractéristiques, en l’occurrence les sept Messagers (Découvrement/ Apocalypse 8, 2), dont Gabriél (la Force de El) et Mikhaél (Qui est comme El ?) font partie et qui, avec un autre groupe d’êtres célestes, exécutent Sa volonté, chacun selon leur désignation et leur caractéristiques. Tous Sont parfaitement UN dans l’Amour. A eux s’applique à merveille le célèbre adage : « Un pour Tous et Tous pour Un ».

    C’est cette vérité qu’exprime le sommet de l’engagement religieux d’Israël :Shéma Israél : Ieohah elohéïnou Ieohah éhad, que Chouraqui traduit par : « Entends, Israël, IHVH-Adonaï, notre Elohîms, IHVH-Adonaï un. »(Paroles/ Deutéronome 6, 4).On comprend donc qu’aucun Eloha n’agit de son propre chef. Ils sont tous membres du corps d’Elohîm, et œuvrent par conséquent pour sa seule et unique gloire. L’image évoque une totalité organisée, unie et obéissant à un même Chef : El Elion, El le Suprême.

    La Communauté des Consacrés au Suprême –ce que les traductions occidentales ont appelé Eglise, du grec ecclésia- est l’image visible du modèle céleste d’Elohîm. Aucun consacré ne recherche son intérêt propre, ni sa propre gloire. Tout ce que chacun fait, est fait dans le seul intérêt et la seule gloire de l’Adon Iéshoua.

    Les Consacrés sont ainsi les membres du corps dont le messie est la tête. Ils sont parfaitement UN comme Iéshoua et le Père sont UN : « Qu’ils soient tous un, comme toi, père, en moi, et moi en toi, pour qu’eux aussi soient un en nous. Ainsi l’univers adhérera à ce que, toi, tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous un; moi en eux et toi en moi, pour qu’ils soient parfaits en unité, pour que l’univers sache que tu m’as envoyé, et que tu les aimes comme tu m’aimes. » (Jean/Iohanan17, 23).

    Il en est de même du terme "Adonaï" traduit par Kuryos dans les Septante, et en français Seigneur. D’après le Strong Hebrew Dictionary, le nom "Ba’al", en hébreu :בַּעַלבָּעַל’alBá’alal signifie, et tenez vous bien, "Seigneur" ! On comprend maintenant la signification du nom du souffle contaminé Ba’al Zeboul, le "Seigneur du fumier ou le Seigneur des ordures" cité dans l’Annonce de Matyah(Matyah/matthieu.10, 25). Zeboul signifiant fumier ou ordures !

    A la suite de Ptolémée II Philadelphe l’incestueux qui initia la traduction grecque de la bible hébraïque, sinon la substitution d’Elohîm par Zeus, Antiochos IV Epiphane, roi de Syrie, en l’an -167, poussa la hardiesse plus loin en dressant dans le Sanctuaire de Iéroushalaïms la statue de Zeus Olympien.

    Antiochos IV Epiphane, image "ancien testamentaire" de l’Anti-messie, assassina dans le passé, tous les Juifs fidèles à la Tora d’Elohîm qui refusaient d’apostasier et d’helléniser en Judée.

     

    Zeus Olympien aujourd’hui travesti sous les oripeaux de Dieu est l’horreur dévastatrice dont avait parlé l’Adon Iéshoua le messie: « Quand donc vous verrez l'horreur dévastatrice dont a parlé Daniél l'inspiré, debout dans le lieu sacré - qui lit réalise !» (Matyah/ Matthieu 24, 15).

     

    Il apparaît également que le nom God (lire ga :d), équivalent de Dieu en anglais, est un des noms de la planète Jupiter. God-Gad est, on se rend compte, la divinité cité par Yeshayahou dans cet extrait qui suit :

     

    « Mais vous abjurateurs de Adonaï IHVH, qui oubliez le mont de mon Sanctuaire, qui préparez une table pour Gad, qui remplissez une mixture pour Meni. »(Yeshayahou/Esaïe 65, 11). 

    La substitution d’Elohîm par Zeus-Theos-Deus-Dieu-God dans les bibles usuelles, est la manifestation évidente du souffle de l’erreur, de l’apostasie. 

    Les vrais adorateurs, ceux que cherche Elohîm, se prosternent devant Lui dans le souffle et dans la vérité. Pas dans le mensonge, ni dans l’erreur ou dans l’à peu près et encore moins dans les compromis selon qu’il est écrit :

    « L’heure vient, c’est maintenant, où ceux qui se prosternent en vérité se prosterneront devant le père dans le souffle et la vérité. Oui, le père cherche ceux qui se prosternent ainsi. Elohîms est souffle: ceux qui se prosternent devant lui doivent se prosterner dans le souffle et la vérité. » (Iohanan/Jean.4 23-24).

    Ou encore ses paroles de Iohanan, extraite du Découvrement :

     « J’en témoigne moi-même à tout entendeur des paroles de l’inspiration de ce volume, si quelqu’un y ajoute, Elohîms lui ajoutera les plaies décrites dans ce volume. Si quelqu’un enlève des paroles du volume de cette inspiration, Elohîms lui enlèvera sa part de l’arbre de la vie, et de la cité du sanctuaire, selon ce qui est décrit dans ce volume.» (Découvrement/Apocalypse 22, 18-19).

     

    En retranchant Elohîm et Iéshoua Ha Mashiah des Ecrits bibliques, les traducteurs de la version des Septante et de la Vulgate empêchent visiblement le lecteur de leur traduction de se prosterner devant le Suprême dans le souffle et la vérité.

    Or, la connaissance de la vérité est ce qui rend l’homme véritablement libre. Ce n’est pas l’Adon Iéshoua qui nous dira le contraire : « Si vous, vous demeurez dans ma parole, la mienne, vous êtes en vérité mes adeptes. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »(Iohanan/Jean.8, 31-32).  

    Conduire les adeptes dans toute la vérité, est l’une des missions principales du Réconfort, du Souffle sacré : « Mais quand celui-ci viendra, lui, le souffle de vérité, il vous fera cheminer dans la vérité tout entière. » (Iohanan/Jean 16, 13).

    Comment se prosterner alors devant le Sacré d’Israël dans le souffle et LA VERITE, si les noms qui nous ont été donnés sont erronés ?

    Dans les Septante, il a été attribué au Sacré d’Israël de faux noms comme Jéhovah Jiré, Jah, oubliant qu’en hébreu la lettre "J" n’existe pas. Il va s’en dire que les noms Jésus, Josué ou encore Joshua sont eux aussi mensongers. Les noms des villes, des lieux et des autres personnages bibliques n’ont pas été épargnés. Ils ont été eux aussi fortement hellénisés. Le message biblique, c’est le moindre qu’on puisse dire, a été hautement deshébraïsé, dilué. Manifestement il y a tromperie !

    Nous avons ainsi appris de la Vulgate, sinon du catholicisme romain, la mère de toutes les autres dénominations, que le Créateur de l’univers s’appelait Dieu et que son fils unique était Jésus-Christ. Mais aussi que l’Eglise, le parallèle gréco-romain de la Communauté des Consacrés au Suprême, remplace le peuple Juif comme peuple "élu". Que le Souffle sacré, le souffle de vérité était le Saint-Esprit, le remake du Spenta Mainyu, le feu éternel Esprit Saint du zoroastrisme.

    Prétextant actualiser les Ecrits sacrés, les exégètes de la critique textuelle ont volontairement procédé à des retraits, à des approximations et à des remplacements apparemment sans grandes conséquences, qui dénaturent de façon subtile, le message biblique. Conséquences : nous avons sur le marché des bibles corrompues, pourries,  éditées à dessein et qui contribuent plus que jamais à éloigner l’humanité d’Elohîm et de son Messie. En un mot de la vérité.

    Combien savent que leurs chères et tendres saintes bibles sont tronquées, corrompues et truffées d’erreurs ? Les Septante et la Vulgate ont ainsi jeté bases de l’apostasie, le souffle de l’erreur, ce courant post-messianique censé préparer une atmosphère favorable à l’avènement du règne de la Bête sur terre."

    « Hâte-toi, à mon aide, Adonaï, mon salut! Ô que bien-heureux sont ceux qui habitent en la maison de YHWH Sebaot! »

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