• La Parole de Elohîm : l'héritage qui a été perdu.

    Il m'a semblé bon d'attirer l'attention de tous ceux qui scrutent les écrits sacrés sur un concept fondamental qui, en raison d'un manque d'élucidation, cause de beaucoup de confusion dans les cercles religieux du christianisme : la Parole de Elohîm.  

    Qu'est-ce que la Parole de Elohîm?

    Ce concept est très mal compris du grand public. Ceci n'est pas étonnant car, lors de la traduction des écrits sacrés de l'hébreux vers les langues indo-européennes, beaucoup d'erreurs d'interprétation ont engendré de mauvaises compréhensions qui se perpétuent malheureusement jusqu'à ce jour.

    Lorsque l'on pose la question de savoir ce qu'est la Parole de Elohîm, l'on a toujours tendance à répondre comme un automate : "La Parole de Elohîm c'est Yéshoua". Mais comprenons-nous ce qu'est véritablement la Parole de Elohîm? Quand il est écrit que Yéshoua est la Parole de Elohîm, pénétrons-nous cet enseignement?

    Je voudrais à ce sujet partager tout d'abord cet extrait de l'écrit d'un rabbi de la communauté judaïque messianique :  

    "Dans les Ecrits de la Bessora Tova (l’Evangile), on remarque que l’Adôn Yéshoua, pour parler de son Père, utilise volontiers non pas le nom ineffable YHVH (Hashem Adonaï) mais lui préfère Elohîm, le Père. En effet, l’Adôn Yéshoua avait conscience que toute la plénitude des forces créatrices réunies dans le Rouah Ha Kodèsh, le Souffle d’Elohîm ou le Souffle de Vérité résidait en lui, prenant de fait part à la nature d’Elohîm. D’où l’attribut de Ben Elohîm – Fils d’Elohîm - à lui donné.

    En effet, dans les Ecrits sacrés, plus précisément dans la lettre aux Hébreux, on remarque qu’Elohîm le Père appelle aussi son Fils, Elohîm :« Mais pour le Fils (Elohîm le Père dit) : "Ton trône, Elohîm, pour les pérennités de pérennités, verge de rectitude, la verge de ton Royaume. Tu as aimé la justice, tu as haï la non-Tora; aussi Elohîm, ton Elohîm, t’a messié à l’huile d’exultation plutôt que tes compagnons." » (Hébreux 1: 6-9)

    Le Mashiah Yéshoua, comme l’indique son Nom, est la droite par laquelle Elohîm sauve l’humanité. L’Adôn Yéshoua est le canal d’expression par excellence d’Elohîm. Yéshoua est, pour ainsi dire, le corps d’Elohîm. Oui, Elohîm est la tête qui veut, pense et ordonne. Et Yéshoua, lui, est le corps qui agit, selon qu’il est écrit « Mais je veux que vous le sachiez: la tête de tout homme, c’est le messie; la tête de la femme, c’est l’homme; la tête du messie, c’est Elohîm.» (1 Corinthiens 11, 3). C’est ce mystère-là qu’explique Yohanân en ces termes assez mystérieux« Entête, lui, le logos et le logos, lui, pour Elohîm, et le logos, lui, Elohîm (…) Le logos est devenu chair. Il a planté sa tente parmi nous... Nous avons contemplé sa gloire, gloire comme celle d’un fils unique auprès du père, plein de chérissement et de vérité.» (Yohanân 1 : 1 ; 14).

    Logos signifie « parole vivante » en grec. Il traduit le mot « davar » en hébreu. Et « davar » en hébreu signifie également « objet ». Un autre mot hébreu possède aussi le sens d’objet : « khéphets » (lire réfets) et signifie également « désir ». Dans la pensée hébraïque, un objet, une chose, une création est avant tout un désir qui est voulu, pensé et enfin réalisé. C’est la réalisation d’un désir, d’une pensée qui est une « parole vivante » en hébreu.

    Le Mashiah, dans la pensée juive, était censé incarner toute la puissance d’Elohîm pour sauver le peuple élu, le peuple des consacrés. C’est ce qui s’est fort heureusement réalisé avec l’Adôn Yéshoua, qui par son sacrifice sur la croix, a affranchi ses frères (les élus) du pouvoir de la faute et de la chair.

    Elohîm est Souffle, selon qu’il est aussi écrit : « Elohîm est souffle : ceux qui se prosternent devant lui doivent se prosterner dans le souffle et la vérité. » (Jean 4, 24).

    Or le souffle, en hébreu « Rouah »,  est une énergie, LA VOLONTE.  « Ce qui naît de la chair est chair; ce qui naît du souffle est souffle. Ne t’étonne pas que je te dise : vous devez naître d’en haut. Il souffle où il veut, le souffle, et tu entends sa voix. Mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va; ainsi de tout natif du souffle. » (Yohanân 3 : 6-8)."

    Le Mashiah Yéshoua est la Parole Vivante (souffle, énergie, volonté/désir) de Elohîm. C'est pour ainsi dire le canal par lequel Elohîm le Suprême révèle son vouloir à l'humain. C'est un souffle vivant qui communique la pensée de El Elyon le Créateur.

    Cet héritage, ô combien précieux, a été perdu depuis l'extinction des premiers disciples de l'Adôn Yéshoua. Nous devons le rechercher. Il ne s'agit pas de revenir aux textes originaux comme certains le prétendent, nullement. C'est à la source révélatrice, le Rouah Ha Kodèsh (Souffle Sacré), qu'il faut revenir. La Parole de Elohîm c'est pas les écrits sacrés. Les écrits sacrés de contiennent pas la vie, c'est en la Parole de Elohîm qu'est la vie. Quand bien même nous serions de nouveau en présence des textes sacrés d'origine, nous ne pouvons percevoir l'enseignement qu'ils contiennent que si nous sommes inspirés par le Rouah Ha Kodèsh. C'est le Souffle Sacré qui est la Parole Vivante de Elohîm. Cette Parole est incorruptible; alors que les écrits ou les discours sont corruptibles. 

    "Mais quand celui-ci viendra, lui, le souffle de vérité, il vous fera cheminer dans la vérité tout entière. Il ne parlera pas de lui-même; mais tout ce qu'il aura entendu, il le dira; et ce qui vient, il vous l'annoncera." Yohanân 16 : 13

    C'est la rupture d'avec cette source sacrée (le Souffle de Vérité, la Parole de Elohîm) qui est à l'origine de la première apostasie constatée dans la Quéhiyllah (Assemblée) du Mashiah Yéshoua. Tout comme Israël du pacte ancien, les traîtres de l’alliance ont abandonné leur maître qui les a rachetés, pour se creuser des citernes crevassées qui ne retiennent pas l'eau (Irmeyahou 2 : 13; Ieyouda (Jude) 4, 11).  Cette rébellion a entraîné la naissance d'une "église" historique qui par soucis d’orthodoxie et de pouvoir et animée par le souffle de l'anti-messie, imposait et entérinait ses dogmes erronés dès les premiers siècles. Ces erreurs sont toujours et encore la structure basique des crédos de l’écrasante majorité des « chrétiens ». Nous devrons nous débarrasser de ces monumentaux égarements, digérés telle une seconde nature, et seul le Souffle de Vérité peut nous y conduire. La foi est l’adhésion au Vrai Élohîm, l’Élohîm d’Israël, par la Parole concrète du Fils, c'est-à-dire le Souffle de Vérité, et non pas les « évolutions » prescrites à posteriori par l’église auto déclarée qui au  4ème siècle a introduit et entériné des dogmes majeurs en désaccord avec les écrits sacrés.


    Comprenons que tant que nous ne sommes pas en reconnexion avec le Souffle Sacré, le Souffle de vérité, il nous est impossible de pénétrer la pensée profonde de notre Créateur au moment où nous lisons les écrits sacrés.

    La Parole de Élohîm est l'instruction qui émane de El Elyon le Suprême, et cette Parole n'est communiquée que par son Souffle Sacré, Souffle de Vérité. Toute instruction qui n'émane pas de YHWH le Créateur n'est que mensonge.

    Une fois de plus, j'attire ici l'attention de tous ceux qui s'autoproclament pasteurs/évêques et qui tordent le sens des écrits sacrés en divulguant leurs pensées qu'ils prennent pour la Parole de Élohîm. Élohîm est aussi un feu dévorant!

    "Et voici le jugement : la lumière est venue dans l'univers ; les hommes ont mieux aimé la ténèbre que la lumière. Oui, leurs œuvres étaient criminelles." Yohanân 3 : 19

    Sortons des ténèbres dans lesquelles les cercles vicieux de la religion nous ont confinés et crions à YHWH afin qu'il répande de nouveau sa Parole de Vérité dans l'univers. C'est le bien le plus précieux et le véritable héritage dont nous devions être en quête tous les jours de notre existence.

    Il est écrit : " ...Vous avez été régénérés par une semence, non pas corruptible, mais incorruptible, à travers la Parole d'Elohîm, vivante, qui demeure..." 1 Petros 1 : 23

    Ce texte est adressé à ceux qui ont ouï la Parole Vivante de Élohîm et qui ont adhéré. Leur foi (adhérence) était fondée non pas sur les dires d'homme, mais sur la puissance de Élohîm ainsi que le confirme le sheliah Paulos : "Et ma parole, mon kérygme, ce ne furent pas des paroles convaincantes de sagesse, mais une démonstration de souffle et de puissance, pour que votre adhérence ne soit pas dans la sagesse des hommes, mais sous la puissance d’Élohîm" 1 Corinthiens 2: 4-5.

    Il est aisé de comprendre que c'est la Parole de Élohîm qui donne la vie, et cette Parole ne peut être portée que par ceux que Élohîm a oint pour faire ce service. Cette capacité ne vient que du Suprême d'Israël et de lui seul. Paulos Ha Sheliah ainsi que Petros Ha Sheliah le confirment bien dans ces extraits de leurs lettres aux communautés : 

    "Vous êtes manifestement une lettre du messie procurée par nous et écrite, non pas avec de l'encre, mais par le souffle d'Elohîm, le vivant; non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, les cœurs. Une telle confiance, nous l'avons par le messie, devant Elohîm. Non que nous soyons capables de rien estimer comme venant de nous, toute notre capacité ne venant que d'Elohîm, qui nous a rendus capables de servir le pacte neuf, non par la lettre, mais par le souffle, car la lettre tue, mais le souffle vivifie." 2 Corinthiens 3 : 3-6

    "Si quelqu'un parle, que ce soit comme parole d'Elohîm; si quelqu'un sert, que ce soit par la force que fournit Elohîm, pour qu'Elohîm soit glorifié en tout, par léshoua, le messie, à qui sont la gloire et la puissance pour les pérennités de pérennités ! Amén !" 1 Petros 4 : 11.

     

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